lundi 26 octobre 2015

Jamais sans toi, peut-être avec un autre ou l'esquisse d'un été partagé



Je meurs d'envie de partager avec vous la nouvelle érotique que j'ai écrite dans la nuit du changement d'heure pour le concours organisé par les avocats de diables. Les contraintes étaient de rédiger une nouvelle érotique entre minuit et 7 h du matin, sur le thème "Jamais sans toi, peu être avec un autre" et pour dernier mot "ancre".
L'exercice fut laborieux et transcendant à la fois, j'ai bien cru ne pas y arriver mais grâce à vos messages d'encouragements j'ai tenu bon jusqu'au bout. J'ai envoyé mon texte dans les temps, même si des la première relecture je suis horrifiée de tout ce qui aurait pu être amélioré mais je n'avais plus le temps.




Jamais sans toi, peut-être avec un autre.



Au début de ma relation avec Frederick, je ne comprenais pas pourquoi il semblait me laisser le droit de lui être infidèle. Comment envisager ce début de vacances seule en sachant qu'il n'était pas contre le fait que je me trouve un amant?

L'été s'annonçait sous les meilleurs auspices puisque je venais de valider mon diplôme, grâce entre autres choses, au soutien affectif et charnel de mon nouvel amoureux, Frédéric. Je l'avais rencontré lors d'un stage en ludothèque pour ma formation d'éducatrice; bien souvent il ne m'en faut pas plus qu'une expérience professionnelle dans une équipe mixte pour me retrouver dans une situation ambiguë, je crois que cela me motive à me lever le matin.
Dès le départ notre histoire avait pris une tournure très sexuelle, j'avais trouvé en lui l'amant idéal, celui avec qui me faisait jouir à chaque fois, parfois mieux que je ne l'aurais fait moi même et je n'avais jamais connu cela. Lors de notre premier rapport il parvint à s'introduire sans résistance derrière, là où je pensais ne plus être prête, il explorait mon corps tel un scientifique et chaque jour allait de découverte en découverte, nous aimions nous aimer et faire l'amour ensemble. Nous sortions ensemble depuis quelques mois à peine, mais la passion qui s'installa entre nous scella notre dépendance mutuelle sans que nous n'y prenions garde. Lorsqu'au bout de quelques temps, je me posais la question de savoir si nous étions un couple, voyant cela un peu comme un pacte de fidélité, il ne me répondit pas très clairement et je compris alors qu'il ne semblait pas friand de ce genre de monogamie de circonstances.
Un jour, tandis que nous étions chez moi et que je lui confiais mes frasques passées, il me répliqua que si j'avais des amants, il préférait que je les ramène « à la maison ». Cette phrase m'avait laissée sans voix, je n'avais pas l'habitude d'être considérée avec autant de liberté. Un soir, alors que nous étions blottis l'un contre l'autre dans mon lit après avoir passé un moment formidable à nous laisser porter par l'instinct de fusion, je lui confiais vouloir m'offrir à lui, comme une offrande, pour lui appartenir, être à lui, être la sienne. Je pensais, en faisant cela trouver un refuge, être en sécurité quelque part avec lui pour veiller sur moi. il me répondit qu'il ne saurait pas quoi faire d'un tel cadeau.
Sa réponse me heurta tellement que je ne pus le recevoir comme une preuve d'amour en ce temps là, Je me voyais remballer la marchandise, bredouille de ne pas avoir trouvé preneur. C'était une grosse claque pour moi bien qu'en y réfléchissant je pouvais comprendre son point de vue, cela ne correspondait pas à mon besoin d'être protégée de mes pulsions en trouvant une sorte de catalyseur qu'il serait censé incarné. Lorsque je lui demandais plus d'explications, il m'éclaircit en me disant que si j'avais des amants, il préférerait que je ne les lui cache pas, que tant qu'il ne se sentait pas exclu, tout lui semblait envisageable. Voilà une nouvelle fort déconcertante pour moi. On ne m'avait jusque là jamais aimée de la sorte. Et cette information n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde.

Est-ce pour mettre à l'épreuve sa parole ou juste parce que je suis incapable de résister à la tentation? Je ne saurais le dire mais quoi qu'il en soit, j'étais partie en vacances avec son autorisation tacite en mémoire. Me voici donc en départ pour la Savoie. A peine arrivée, je déballe mes affaires et pars avec mon sac, crème solaire et lunettes noires prendre le bus en direction du lac du Bourget. Je m'installe sur la pelouse et je vais sans plus attendre faire trempette. L'eau est douce, rafraichissante, c'est agréable, l'ondée sur mes jambes me rend légère. Ma peau ne tarde pas à se parsemer d'une chaire de poule qui me parcourt jusqu'à la pointe des seins. Lorsque je retourne vers ma serviette, un jeune homme brun d'à peu près mon age est venu s'installer non loin et m' interpelle. Il me demande de garder ses affaires le temps d'une baignade. « Je peux vous faire visiter la région en voiture si vous voulez" me dit il lorsqu'il revient tout ruisselant. Il m'apprend qu'il est artiste peintre et qu'il habite dans le coin, à quelques rues en amont de mon appartement. Un peintre... Je suis intriguée. La conversation me rend joyeuse et nous échangeons nos numéros. J'adore les vacances !

Le lendemain, je le retrouve dehors comme convenu pour manger une pizza en centre ville. Ce soir là se joue dans le parc un petit concert libre d'accès où nous finissons notre promenade. La soirée est agréablement douce. Le sol, encore gorgé de la chaleur estivale emmagasinée dans la journée, libérait des effluves de mousse et de sous bois. Il était temps de nous éclipser gentiment. Un parc ouvert en pleine nuit, ce n'est pas à Paris qu'on verrait cela. Ici, je savoure le loisir de me promener au milieu d'arbres plusieurs fois centenaires. En remontant prés du palais des congrès par le coté le plus obscure, nous passons prés d'un faux vestige romain datant du dix huitième siècle : une arcade faite en briques et en grosses pierres meulière, cachée dans les broussailles. Seuls les connaisseurs savent qu'on peut y monter, même lui, qui habite là depuis toujours, ne savait pas qu'il y avait cet endroit dissimulé pour se cacher en pleine ville. Il me suit et découvre ma petite cabane perchée. Il faut savoir se hisser sur la pierre lisse mais un grand gaillard comme lui ne devrait pas avoir de mal. Nous voilà installés, perchés sur notre petit promontoire dans un coin où personne ne passe surtout à cette heure tardive. L'arc au dessus de notre tête nous pousse naturellement l'un vers l'autre et sans se poser de question, nos bouches se rencontrent pour la première fois. Les sons étouffés du concert nous arrivent filtrés par les feuillages des énormes platanes. Enlacée et sous le charme, je me laisse porter. Je me réchauffe à son contact et découvre son odeur... Il n'en faut pas plus pour me faire chavirer. 
 


















C'est dangereux, les soirs d'été, de me laisser comme ça, haletante par l'envie d'être prise, suppliante presque, d'être caressée, d'être possédée. Je sens que je passe dans un autre monde, je me révèle, je vis enfin. Je réponds à ses baisers par un enthousiasme à peine contenue. Son désir me transporte tellement que je ne peux plus rien faire que de me laisser aller à la tentation qui grandit en moi, si bien que mes mains sont déjà en train de le chercher. Je fouille à la recherche d'une entrée dans sa chemise pour toucher sa peau. Je la découvre tiède et douce et me laisse envouter. Sans lui laisser le temps de réagir à mon empressement, je suis déjà en train de déboutonner son pantalon. Il respire fort et ses yeux courroucés me font peur mais je ne sais plus ce que je fais, je suis juste mon instinct. La pulsion qui me guide est si grande que je ne peux m'en soustraire. A peine reconnaissable, je suis comme une chienne cherchant une truffe. Je trouve sans difficulté son érection et cela me rend encore plus frétillante. Je le libère de son carcan de tissu et sans le quitter des yeux, je passe ma langue sur la peau lisse de son gland. Je le goute un peu avant de l'avaler tout à fait, le mettre au fond, le plus loin possible. Ma langue continuant de le chatouiller, je m'applique autant que je savoure mais je le sens gêné. "Pas ici" me dit il. Je n'insiste que par le regard et lui propose de venir chez moi. Il se lève et se rhabille un peu confus, toujours avec ce regard sévère dont je ne sais si c'est celui de l'inquiétude ou du jugement. Il reste silencieux mais arrivé chez moi, il redevient bavard et me demande des explications "Je pensais que tu étais en couple!?" "Oui, c'est vrai mais disons qu'on vit une situation un peu particulière"
J'ai fini par prendre les devants sans être certaine qu'il accepte mais il était troublé et j'en profitais. Sans laisser le temps à la réflexion, je reprenais là où j'en était restée et le retrouve presque aussi vigoureux que lorsque je l'avais laissé se rhabiller dans l'arche. Je sens son corps accepter et se détendre. Tandis que nous nous embrassions comme des affamés, ses mains ne se gênaient plus pour courir sous mes vêtements. Il su trouver le chemin pour me tenir en haleine habilement avec une main sur ma poitrine et une autre entre mes jambes. Il posait d'ardents baisers le long de ma poitrine qui gonflée de désir pointait déjà. La rencontre de sa langue sur mon téton me fit l'effet d'une décharge électrique savoureusement douloureuse. Mon entre jambe me brûlait presque et appelait désespérément à être remplie. Mes mains s'activaient le long de sa verge tendue vigoureusement en direction de ma bouche. Il ne me quitte pas du regard et moi je ne cesse pas de sourire. De ma langue je le caresse doucement en reprenant chaque fois plus lentement, j'attends de voir s'il va craquer et me pousser la tète dessus pour que je l'avale. Il contient ses gémissements en basculant la tête en arrière, il faut que j'arrête ou il ne tiendra pas. Ma main qui ne l'a pas relâché entre temps est désormais complètement glissante et coulisse avec aisance pour le voir se dresser encore d'avantage. Lorsque je le sens prêt, je déballe en déchirant avec mes dents l'emballage d'une capote que je lui enfile en le regardant, il est tout essoufflé et me regarde faire sans rien dire. Il se penche un peu en arrière tandis que je m'installe à califourchon sur lui et alors que je guide d'une main son sexe vers le mien, en penchant mon visage vers le sien, en chuchotant je lui glisse à l'oreille : « J'ai trop envie de toi, entre en moi je t'en prie... » et sans réfléchir, juste en suivant mon envie du moment, je le plaçais vers l'orifice le plus serré, c'était là que je voulais le sentir. Ma fente humide, gonflée et glissante devenait la voie d'une direction plus étroite dont l'arrondi de son membre en forçait l'entrée subrepticement. Moi même surprise de le recevoir avec si peu de résistance, je m'asseyais sur sa verge a demi plantée, je la faisais entrer de plus en plus. Mes mains derrière mon dos s'amusaient à le tenir à la base pour en vérifier la vigueur et tester ses réactions. Il avait les yeux fermés et se contenait visiblement pour ne pas jouir trop vite. Son sexe semblait continuer de grandir en moi et cette sensation ne tarda pas à rendre ma vulve complètement liquide, le glissement divin fut le sortilège de trop duquel il m'était devenu impossible de ne pas céder. Mon bassin ondulait et accélérait la cadence à la montée du plaisir, nos respirations s'emballaient et je me contenais pour ne pas partir mais lorsque je senti son sexe se mettre à palpiter et l'entendre râler bruyamment dans mon oreille, l'orgasme qui l'avait atteint parvint jusqu'à moi et successivement les contractions se refermèrent sur sa verge toujours profondément enfoncée en moi. Nous restâmes emboités un long moment.
Lorsqu'il se retira pour fumer une cigarette, je restait alanguie sur le lit et somnolait un instant. Lui, se mis à chercher du papier et un crayon. Je ne dormais pas tout à fait puisqu'il me parvenait les bruits de la mine de graphite frottant sur le grain du papier. Il m'avait rendu le plus bel hommage possible en me dessinant ainsi, totalement nonchalante après avoir joui. Son dessin était une merveille de réalisme et de finesse, jamais je ne m'étais vue aussi désirable. Depuis la début de la soirée je n'avais pas un instant pensé à regarder mon téléphone et c'est ce qui mit la puce à l'oreille de Frédérick. Sans surprise, celui ci s'étonna de ne pas avoir de nouvelles de moi comme je le faisais chaque soir depuis le début des vacances. Les jours qui suivirent je continuais de voir mon amant en restant assez évasive auprès de Frédérick concernant ma rencontre, j'avais à moitié avoué en lui disant que j'avais posé nue pour un peintre et bien-sûr il voulait voir le fameux dessin en question. Sa réaction ne semblait pas teintée de jalousie mais plutôt d'envie, et moi voulant partager un peu de mon plaisir avec lui, consentais à lui envoyer le dessin par courrier. Il devait me rejoindre une semaine plus tard, ce qui me laissait largement le temps de revoir et consommer ma rencontre estivale.

Chaque fois que l'on se retrouvait, Dorian me sautait dessus avec plus de fougue et commençait à devenir un amant bien plus audacieux qu'au départ. Chaque orgasme partagé, chaque moment de complicité nous unissait un peu plus et on était bien conscients de la forme affectueuse que prenait notre relation. Parfois il s'inquiétait de la réaction de mon conjoint officiel et craignait qu'il veuille lui casser la gueule. Je tentais tant bien que mal de le rassurer en lui disant qu'ils seraient surement amis mais cela lui paraissait tellement invraisemblable, qu'il ne voulait même pas entendre parler d'une rencontre.

Lors de nos escapades, j'appréciais particulièrement l'emmener dans des endroits reculés en pleine nature, à l'abri des regards et tout à la fois visible du chaland qui passerait par là. Un jour, je lui ai montré la plage secrète des naturistes où plus personne ne va depuis les années 80. Faute de passant pour fouler les chemins, la nature avait repris ses droits dans cet endroit marécageux plein de roseaux où l'on entendait le coassement des grenouilles. « Mais où tu m'emmènes? » me demandait il en me suivant toujours, « tu verras » et au bout d'une bonne demi heure nous y étions. Tout au bord du chemin de fer qui passe le long du lac, dans un endroit totalement inaccessible si ce n'est par le chemin que nous avions pris. La bande de galet n'était pas très large mais nous pouvions nous percher sur un petit promontoire entouré d'eau qui servait à attacher une vieille barque. Je crois que cela m'amusait de le voir gêné par mes avances à ciel ouvert mais ce que j'aimais par dessus tout, c'était de le voir y céder. Je voulais le faire jouir dans ma bouche partout où nous allions, chaque sortie était prétexte à nous isoler dans la nature et faire avec nos corps la chose la plus naturelle qui soit. Une autre fois, lors d'une balade, nous étions arrêté près d'un champ de maïs et je me suis mise à me cacher dedans pour qu'il me cherche et me retrouve. Lorsqu'il me captura, j'étais devenue sa prisonnière et lui intimais l'ordre de faire de moi ce qu'il voulait. Plus les jours passaient et plus je me sentais légère en sa présence et préoccupée par l'arrivée de mon amoureux officiel mais je n'en montrais rien.
Une des dernières fois que l'on se voyait, tandis que nous faisions l'amour dans son atelier de peintre, je lui ai dit que s'il jouissait en moi, cela signifiait qu'il consentait à rencontrer Fréderick. Il écarquilla les yeux en secouant le tête, me traitant de folle mais c'était peu être une manière de rendre à Alexis la confiance qu'il m'avait accordé en acceptant de l'inclure aussi. Dorian se croyait capable de résister mais je jouais avec ses nerfs, je m'amusais à l'allumer en me touchant devant lui et en l'invitant à me rejoindre de mon regard endiablé. Il restait impassible le temps d'une cigarette qu'il écrasa bien vite. Ma victoire était de le voir défaire sa ceinture. Lui répétant lorsqu'il entra en moi ce qu'il lui en couterait s'il jouissait, serrant et contractant autant que possible pour provoquer son éjaculation. Il céda malgré tout mes avertissements et je lui répétais qu'il avait accepté ce qu'il refusait complètement.

Quand vint le moment de retrouver Frederick, il me fut difficile de contenir mon malaise. Peut être sentait il que quelque chose n'allait pas? Sachant qu'il préférait le savoir et me sentant coupable tout de même, je finis par me résoudre à lui dire la vérité. Il y avait eu déjà plus que du sexe en son absence. Frédéric sembla soulagé, presque content, de cette révélation. Il redoutait moins que je sois avec un autre qu'il ne craignait que je fasse voile sans lui. Tout cela me rendait confuse et pourtant le lendemain sur la plage alors que nous profitions du soleil de l'été, je passe un coup de téléphone à mon amant pour prendre un peu de ses nouvelles. Après quelques échanges informels je lui annonce que quelqu'un veux lui parler et je tend le téléphone à Frederick. A peine quelques minutes plus tard, je le vois se tourner vers moi avec un grand sourire et m'annoncer que Dorian va nous rejoindre au café prés du grand port dans une heure. J'ai du mal à y croire et me demande comment cela va se passer. L'adrénaline monte d'un cran. Nous attendons mon amant assis en terrasse et je le vois venir de loin, habillé comme pour un entretien d'embauche, à croire que ce sont ses belles chaussures qui lui donne cet air crispé. Pourtant très vite après une bière ou deux l'atmosphère se détend et les langues se délient. Dorian à peine à croire que cela ne dérange pas Frederick qui répond que lui aussi me trouve très désirable et que sur ce point ils se retrouvent d'accord. Mon amant tente un geste tendre vers ma joue et m'effleure du dos de la main en demandant à Frederick si ça ne le dérange pas qu'il fasse cela. Sans se démonter mon homme lui répond que non et que cela lui donnerait plutôt envie de faire ceci en approchant à son tour sa main de mon visage pour le caresser. La chaleur me monte aux joues, comme si ce geste symétrique avait enclencher un déclic en moi, je propose, en cachant comme je peux mon essoufflement d'excitation, de quitter cet endroit avant que je ne me liquéfie sur place.
Les mots de mon conjoint auront ils suffi à convaincre mon amant? nous suivra t-il?
A ma grande surprise, c'est lui qui propose que nous allions visiter le bateau de son père qui est libre actuellement. Nous nous penchons pour entrer dans la cabine dont le sol semble tanguer quelques instant . A l'intérieur tout est luxe, un grand lit blanc entouré de miroir prés d'un mini bar semble me tendre les bras. Les deux se regardent d'un air complice en me voyant m'alanguir sur le lit et tandis que mon homme se place derrière moi, mon amant me dévore des yeux un instant avant de laisser sa bouche et ses mains parcourir mon corps. Frederick me palpe et me pince les seins en m'embrassant derrière l'oreille, dans le cou, en descendant toujours plus bas. Je me sent électrisée, parcourue de frisson de toute part, mon ventre se sert. Tout mon corps réclame que cette partie là, soit comblée. Là entre mes jambes, telle une conque pleine de jus nacré, mon sexe semblait appeler à être embrasser. Je senti une langue zigzaguant dans les méandres de ma chair tendre, telle une spirale suave et voluptueuse sa langue s'enroulait sans fin autour de mes différents orifices. Mes yeux clos, entièrement consacrée à mes sensations corporelle, je me laissait porter par la voix de Frederick qui me chuchotait de me pencher en avant et d'ouvrir la bouche. Je reconnu le sexe de mon amant lorsqu'il s'approcha de mes lèvres, au même instant où il entra dans ma bouche, je senti les doigts de mon amoureux glisser en moi tout prés de sa langue toujours active. Je sentais mon corps pénétré de toute part et mon plaisir décupla d'avantage. Ma bouche glissante sur son sexe, j'étais avide d'être remplie et gémissais plus fort encore. Je le sentais s'enfoncer plus loin ainsi que la main de Frédéric qui se tortillait telle une anguille pour se faire une place. Nous tanguions ensemble dans une houle imperceptible, une orientation instinctive sans boussole dans laquelle je chavirait par vagues perpétuelles et dans laquelle nous chavirions tous sans avoir lever l'ancre.


mercredi 21 octobre 2015

in the light of love







 






Photographies :  Alain Massa
Post traitement : Anouchka Farland
Modèle : Anouchka Farland et Frederick Clamp

jeudi 15 octobre 2015

White Light









Photographies :  Alain Massa
Modèle : Anouchka Farland

Une sortie en club.




C'était cet été, nous étions en vacances en famille en Savoie. J'avais eu connaissance d'un lieu libertin type club-hammam qui se trouvait à deux rue de l'appartement dans lequel nous logions. Curieuse comme toujours, je me devais d'aller voir, d'autant que je n'avais jamais été dans un club "mouillé" et c'était l'occasion rêvée d'y aller avec mon conjoint. Je tenais absolument à passer une soirée en amoureux pour nous retrouver un peu entre adultes, sans les enfants. La baby-sitter trouvée, la soirée s'offrait à nous.
Nous commençons par un bon dîner dans un restaurant en terrasse du centre ville, en prenant notre temps car le club n'ouvrait qu'à partir de 22h. Le club se trouve dans une petite rue dissimulée où très peu de gens passent à cette heure tardive. Il y a plusieurs autres clubs bien plus visibles que celui là dans la ville, mais ils ne proposent pas les mêmes choses. C'est vrai qu'en y réfléchissant on y sent quelques choses d'historique, comme si par ici les jeux ( car il y a aussi plusieurs casinos) et le sexe étaient des loisirs coutumiers, comme si du fait que la Savoie était encore un comté autonome il y a deux cents ans, il y avait une sorte de tolérance culturelle.
En arrivant devant le club on ralentit le pas en finissant nos clopes. La porte est ouverte, un type qui glandait dans la rue, juste derrière nous, nous dépasse et y entre. Nous saluons un bonhomme en teeshirt qui fume devant, c'est l'ouvreur en fait! Il écrase sa clope et entre se mettre derrière le guichet. Il nous demande de son air jovial si nous connaissons le lieu. Je lui réponds que j'ai regardé sur internet... il nous fait la présentation rapide. Ce soir, c'est samedi donc soirée couple, 30 euros plus deux consos, le vestiaire, les clefs et les serviettes nous sont remis. Le vestiaire ressemble à celui de la piscine municipale avant les travaux... ça me rappellerai presque le collège si il n'y avait pas une console de coiffeur avec miroir, laque, sèche-cheveux et tout un tas de dépliants de partenaires sous forme de prévention. Il nous attend de l'autre coté, au bar, pendant que nous nous changeons. Nous sommes désormais nus sous nos serviettes, nous nous rendons au bar où le propriétaire des lieux nous accueille et nous fait la traditionnelle visite guidée : la salle du bas est tamisée, la déco n'est pas trop moche. Le jacuzzi au fond en face du bar, sur la droite une porte vitrée toute embuée mène au hammam et sa table en pierre (propice aux examens médicaux...).
C’est propre et pour cause, puisque nous arrivons à l'ouverture, pour l'instant il n'y a qu'un couple qui bavarde avec l'ouvreur au bar. Nous poursuivons notre visite à l'étage en passant par l’élégant escalier transparent. Le sol est vitré permettant aussi bien de voir le jacuzzi en bas que de montrer nos entre-jambes en contre-plongée à ceux qui s'y trouveraient. Le sauna en bois précède plusieurs petites salles sous les combles qui servent de coins câlin, l'une d'elles au fond du couloir est un peu plus spacieuse. Des bocaux remplis de préservatifs sont disposés un peu partout autour des banquettes. Tout est bleu. L'ambiance est très feutrée, presque confinée. Il n'y a personne pour le moment mais j'imagine déjà ces salles remplies de fougueux partenaires de jeux. Avant de redescendre au bar prendre notre conso, je remarque juste avant les escaliers un petite salle de visionnage ou se projette d’ailleurs déjà un film X. À l'ancienne, une basique fellation, toujours efficace.
Sans nous attarder sur cela nous allons nous installer au bar, je suis comme une petite souris qui voudrait savoir de quoi sont en train de parler ces gens. Ils n'ont pas l'air très contents, la femme ne parle pas beaucoup, c'est surtout son partenaire qui râle de ne pas trouver de vrais libertins... Intérieurement je jubile car cette question des "vrais" libertins me fait doucement sourire, je tends l'oreille encore plus. "Moi ça me fait marrer les gens qui disent au dernier moment 'ha non, nous on est QUE mélangiste, ou QUE ceci, QUE cela...' et le pire, alors ça je comprends pas, c'est le côte-à-côtisme, quel intérêt?" Mon conjoint et moi nous lançons des regards complices en souriant. Le propriétaire du bar commence à confirmer quelque chose que je perçoit comme une sorte de déception "le problème c'est qu'il des gens qui ne connaissent pas, qui ont entendu dire que c’était la mode et qui veulent venir voir sans pour autant être prêts à franchir le cap". Mon compagnon pose la question de la différence de fréquentation qu'il peut y avoir entre les clubs de la capitale et un club de province, le proprio nous répond qu'il y a des gens qui se déplacent de loin car il n'y a pas énormément de clubs comme celui-ci dans la région, d'ailleurs les gens qui sont à coté de nous venaient de faire 40 kilomètres spécialement pour cela.
Nos verres sont vides à présent et il me tarde de pouvoir tester les infrastructures proposées. Commençons par le hammam, très chargé en humidité: l'atmosphère est un peu étouffante, je ne suis même pas tentée de m'assoir sur la table qui suinte, malgré que mon chéri y passe un coup de raclette. Nous ressortons rapidement. Tentons le jacuzzi! Quelques hommes seuls sont accoudés au rebord à bonne distance les uns des autres. C'est le moment de quitter nos serviettes, instant délicat tout de même car c'est hors du commun et c'est aussi pour cela que je savoure autant, le plaisir de pouvoir évoluer nue naturellement parmi les autres. C'est assumer l'effet que cela pourrait produire aussi et pour l'instant, comme à chaque fois, je ne sais pas ce qu'il va se passer. Je pose ma serviette sur le radiateur et sans prêter attention aux regards je descends les escaliers pour me mettre dans l'eau. Je reste avec mon conjoint près du bord et tente de sentir si les remous et vaguelettes pourraient me faire quelques choses. Ho divine surprise, je trouve un jet d'eau plus fort que les autres situé juste au bon emplacement pour passer entre mes jambes avec délice. Je cherche l'endroit propice, la position, l'angle pour sentir comme c'est bon. Holala... si je reste là je pourrais bien jouir devant tous ces gens et cette idée m'excite encore plus. Pour l'instant personne n'a rien remarqué, peut être quelques uns se doutent car il connaissent l'endroit de ce jet magique. Il y a un petit pictogramme informant qu'il est interdit d'avoir des rapports sexuels dans le jacuzzi. Cette pancarte ne concerne que ceux qui se mélangent me dis je, et puis si c'est interdit de jouir ici, cela rend la douceur du jet d'eau encore plus savoureuse. Comme une transgression silencieuse, le plaisir se rapproche et grandit, enfle et me remplit de bien-être. J'ai du mal à rester alerte à ce qui se passe autour, plus la sensation grandit et plus je me sens comme dans une bulle, en dehors de toute exhibition. Dans un sursaut, la première vague de plaisir me surprend et me submerge en commençant par une contraction profonde et sourde qui se répand vers le haut de l'abdomen. Montant comme le ferait l'effet d'une drogue sur le cerveau, en ouvrant des synapses et connectant des neurones jusqu'alors en hibernation. C'est grisant de constater que je suis là, comme si de rien n'était devant mon chéri et plein d'inconnus, en train de sentir l'orgasme monter et m'emmener avec lui. Deuxième sursaut, palpitation de mon bouton de chair qui s’extériorise pour vibrer sous les caresses aquatiques, vibrante contraction qui galope dans mes reins, mon ventre et remonte jusqu'à ma nuque. Je vais défaillir, je ne vais pas lutter, c'est irrémédiablement en chemin. Roulement de tambour et grondement de tonnerre se succèdent sur mon sexe palpitant, les vagues se rapprochent, s'allongent, m’atteignent une à une et me voilà submergée, inondée sous leur éclat, électrisée par l'orgasme secret qui éclate au grand jour dans l'ondée du jacuzzi.
Lorsque je refais surface, tout semble immobile, personne n'a rien vu semblerait il.

lundi 12 octobre 2015

vendredi 9 octobre 2015

On a testé pour vous


Du nouveau dans mon placard à jouets.

 
C'est lors d'un diner libertin organisé dans un bar parisien par Monsieur Chapeau, que je rencontre comme convenu Adam : le directeur général de "Nouveaux Plaisirs". C'est la première fois que je me rend à cet événement dont j'ai déjà entendu parler par un couple de libertins. Un peu en retard, je finis par arriver sur les lieux. Dans l’arrière salle du restaurant, tous les convives sont déjà attablés. J'y ai rencontré plein de gens intéressants, des conversations profondes et franches furent entamées. Je regrette juste de ne pas avoir eu le loisir de rester plus longtemps. Lors de ce rendez vous, je me suis vue confier par Adam la délicate mission de tester et donner mon avis en écrivant des articles sur des objets de plaisirs, et pas des moindres : trois différents sex-toys d'assez bonne qualité.

Pour vous donner un petit aperçu, l'un des tests que j'ai écrit est publié ici :

http://www.nouveauxplaisirs.fr/test-du-vibromasseur-transformer-de-picobong/17090





vendredi 2 octobre 2015

L'interview d'Eva Delambre





Eva Delambre, l'auteur de « Devenir Sienne » et « L'Esclave », 
nous emmène au travers de ses récits envoutants 
dans les méandres de la dévotion sexuelle. 

Elle nous parle de son expérience de femme amoureuse qui va petit à petit se découvrir curieuse, l'envie d'explorer les possibles de l'inconnu, se révélant dans un potentiel de soumission auprès de son guide, allant de plus en plus loin dans le dépassement.


En lisant des extraits de ses deux ouvrages déjà parus aux éditions Tabou et de son prochain roman « l'éveil de l'ange », j'ai été immédiatement transportée par son écriture. Elle s'attache à décrire son ressentie avec une telle ferveur, qu'on s'imagine facilement à sa place et c'est un réel plaisir que de pouvoir découvrir une expérience B.D.S.M. par le biais d'un récit tel que celui d'Eva. 

Un petit extrait pour vous mettre en appetit?

"La bougie continua longtemps de consteller mon corps de gouttes de cire, puis ses mains retrouvèrent la moiteur d’entre mes cuisses. Il se pencha sur moi et me mordilla l’oreille avant de murmurer « Tu m’appartiens. Ressens-le au plus profond de toi.». Je me cambrais dans un soupir de plaisir, convaincue que j’aurai pu jouir ainsi. De ses mots. De ma condition. J’avais beau être celle qui se soumettait, celle qui se rabaissait, jamais je ne m’étais sentie autant exister, aussi importante, aussi vivante. Je ressentais cette appartenance avec une violence presque effrayante. Mon désir et mes envies de vivre toutes ces sensations me dépassaient parfois complètement, me laissant une impression de non-contrôle inquiétante. C’était comme un vertige. Je lâchais prise, ne cherchant plus à gérer quoi que ce soit. Je m’en remettais à lui. Je m’abandonnais"


Impressionnée par tant de dévotion, c'est avec respect que je m'adresse à elle car je considère celles qui se font appeler « soumises » comme les détentrices d'un véritable pouvoir de fascination. Je me pose mille questions à son sujet et c'est en choisissant mes mots que je vais l'interviewer.  


Bonjour Eva, vos récits semblent parler de vous. Sont-ils inspirés de votre vie ? Quelles sont les parts de vécus dans vos écrits? 


Au risque de décevoir, et même si je suis Soumise, il ne s’agit ni de moi, ni de mon histoire. Mes romans ne sont pas autobiographiques, mais j’aime parfois y glisser certaines scènes ou juste quelques situations que j’ai pu vivre. J’aime garder le mystère sur la part de vécu et la part de fiction. Par contre, il est vrai que dans les ressentis et la façon d’appréhender les épreuves, je me base beaucoup sur mes propres émotions. J’ai tendance à décrire la manière dont je réagirais, même si je ne fais qu’imaginer la scène. On dira donc que je projette assez souvent une partie de moi dans mes personnages. 



Le rôle de soumise est-il quelque chose qui vous accompagne en continu ou est-ce que cela se limite dans le temps ou l’espace ?


Je ne crois pas que l’on puisse parler de « rôle », on « est » ou on « n’est pas » soumise. À mon sens, se soumettre à un Maître n’est pas quelque chose que l’on peut faire par intermittence. La notion d’appartenance est importante. Elle est totale, profonde, je dirai même qu’on ne la commande pas. Elle s’impose à soi. On se sent possédée ou non. Si c’est le cas, alors on ressent en permanence sa condition de soumise, même s’il n’y a pas toujours la présence physique du Maître. Cependant, je conçois que chacune puisse vivre sa soumission comme elle l’entend, il n’y a pas de règles ou du moins il ne m’appartient pas de les éditer. En la matière, je ne juge pas, tant que l’épanouissement est réel, et la situation vécue volontairement en conscience. 


Il semble y avoir chez le personnage un réel plaisir à remettre sa vie entre les mains de son maître.Il y a t'il une satisfaction psychologique à s'identifier en soumise? 


Décider de se soumettre est un acte fort. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il faut une grande force de caractère et beaucoup de volonté pour suivre cette voie. Le niveau d’exigence d’un Maître implique des efforts permanents, renouvelés. On ne se contente pas d’obéir. La démarche tant physique que psychologique est une voie difficile, remplie de doutes mais aussi et joies immenses. Alors bien sûr, parvenir à son vœu le plus cher, celui d’appartenir à celui qu’on aura choisi comme Maître est une grande fierté, une source de satisfaction et d’épanouissement. Bien au-delà du sexe. 


Comment perceviez-vous le milieu B.D.S.M. avant de commencer à écrire ?


 Je ne connaissais pas vraiment le milieu BDSM avant d’écrire, mais sans doute que je sentais en moi des perceptions de soumisssion qui n’en portaient pas encore le nom. Ce sont mes mots qui m’ont fait découvrir le « milieu BDSM ». Lorsque j’ai commencé à écrire Devenir Sienne, j’ignorai tout ou presque de ces pratiques. J’écrivais des situations qui m’excitaient, simplement. Une chose en entraînant une autre, je suis allée de plus en plus loin, et j’ai commencé, en parallèle, à découvrir tout cet univers en me documentant, en questionnant, en rencontrant ces hommes et ces femmes qui m’ont montré les lieux, les pratiques, jusqu’à trouver mon Maître qui m’a initiée. 

Qu'est ce qui est venu en premier dans cette histoire, l'amour ou la soumission? 

Dans devenir Sienne, je dirai que c’est le désir pour l’autre qui peu à peu est devenu amour, tout en évoluant dans la soumission. Par contre, dans L’Esclave, le cheminement est différent, le désir de soumission est très fort dès le départ alors même que Léna ne connait pas réellement celui qui devient son Maître, les sentiments viennent par la suite.


L'amour doit-il être douloureux ? 


 Pas du tout, non. La douleur physique fait partie des actes, entre autres, qui se pratiquent dans le SM. On peut être soumise et ne pas pratiquer le SM. On peut ne pas aimer la douleur, mais simplement la supporter si le Maître impose cette épreuve. Chacun a sa façon de pratiquer et d’aimer, l’important est de trouver l’équilibre qui permet de vivre la relation en parfaite alchimie. Ce qui est loin d’être facile, mais si cet équilibre est atteint, il est envoûtant 

Y a-il une différence d'intensité entre une relation de soumission et une relation classique vis à vis du plaisir ? Est-ce que le plaisir est moindre sans la contrainte de la soumission ? 

 Encore une fois, c’est propre à chacun. Certaines personnes disent ne plus pouvoir imaginer avoir de relations « vanilles » et ne pratiquer que le sexe qu’en mode BDSM, d’autres sauront et aimeront trouver un équilibre entre les deux, et parfois, certains décident de ne plus pratiquer et de retourner à une vie uniquement « vanille ». Les plaisirs sont différents. Le côté cérébral et psychologique aura sans doute plus d’impact lors d’une relation BDSM, car beaucoup de choses entrent en compte, bien au-delà du sexe. Certaines soumises trouveront bien plus de plaisir à se prosterner aux pieds de leurs Maîtres ou en les servant, qu’en ayant un rapport sexuel, même de qualité. Il s’agit d’orgasmes intérieurs, parfois intenses, qui sont appelés « sub space » dans ce monde. Je ne crois pas qu’il y ait d’équivalent à cela dans les relations vanilles 

Pourrait-on dire de ces pratiques qu'elles peuvent être addictives selon vous ?


 Je le pense oui, et j’en ai fait plusieurs fois l’allusion dans mes romans. Les émotions et les sensations sont très fortes et très particulières. Le désir de les ressentir à nouveau, encore et encore, se fait alors très présent. Cette addiction peut aussi avoir des effets néfastes car certaines soumises seront peut-être moins vigilantes quant au Maître qu’elles choisiront pour pouvoir assouvir leur addiction. Beaucoup d’hommes profitent de ces situations alors qu’ils ne sont absolument pas Maîtres mais de médiocres usurpateurs qui ne disposent d’aucunes des qualités physiques et mentales d’un vrai Dominant. Ces hommes-là ne se préoccupent en rien de l’équilibre et de la sécurité de celles qui se donneront à eux. C’est un danger qui guette de nombreuses prétendantes en mal de soumission. Il faut se garder de cela malgré cette envie énorme, et toujours essayer d’en savoir plus sur celui qui s’arroge le « titre » de Maître. 

Et pour finir, je me demande si la relation maître soumise est vraiment à sens unique ou si la soumise ne détient pas une sorte de pouvoir sur son maître? 



Comme dans toutes les relations humaines, il y a des échanges et un équilibre à trouver, mais je ne crois pas qu’une soumise puisse se sentir véritablement soumise si elle a le sentiment d’avoir un « pouvoir » sur son Maître. Pour moi en tout cas, ce serait impossible. Mon Maître dispose de moi et je le sers comme Il le veut sans me poser de question, ni chercher à mesurer mon emprise en retour. Ce serait contre nature. Mon seul et vrai « pouvoir » face à Lui est de pouvoir reprendre ma liberté quand je le veux, puisque ma relation est consentante. Ce sujet est en effet très souvent mis sur la table. La soumission ne « s’intellectualise » pas, elle se vit, au fond de son âme. Dès lors qu’on se pose cette question, je crois qu’on est autre chose que « soumise »

Merci beaucoup Eva d'avoir répondu à mes questions, en te souhaitant plein de lecteurs pour ton prochain roman "L'Eveil de l'ange" paru aux éditions Tabou.  


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