mercredi 27 janvier 2016

L'interview d'Emmanuelle, une photographe passionnée


La première photo que j'ai vu, c’était une coccinelle sur un brin d'herbe, j'ai trouvé cette photo magnifique et j'ai cherché à en savoir plus sur son auteur. Emmanuelle est une photographe et modèle que j'ai découvert sur le net, la sensibilité de ses prises de vues m'ont tout de suite touchée. Il s'en dégage quelque chose de paradoxal où force et douceur ne se contredisent pas, des clichés distants mais familiers, où timidité et courage se confondent dans un regard. 

Quand l'audace prend place alors le corps sert de support à toutes les expressions de sensualités car Emmanuelle, une femme complète, partage son temps entre sa vie de famille, sa passion pour le sport, la photo, son travail... une énergie à faire pâlir un kamikaze, mise au service du plaisir et de la beauté, c'est tout de même plus agréable.




Anouchka :
Bonjour Emmanuelle, peux tu nous parler de ta passion pour la photo, depuis quand t'y intéresses-tu ? Peux tu nous parler de ton appareil photo, la petite histoire de comment l'as tu choisi, pour quel type d'image? 

Emmanuelle :
Bonjour Anouchka. 
Tout a réellement commencé lors d'un rassemblement de voitures il y a un an et demi de çà. Pour une raison très précise, je me suis rendue (en famille) à ce rassemblement et je voyais   passer   devant   moi   des   voitures   anciennes   ou   américaines   plus   récentes.   Des   voitures superbes. A un moment, j'ai vu une photo très précisément dans ma tête, et j'ai emprunté l'appareil de mon mari pour prendre cette photo que j'imaginais, du cadrage jusqu'au traitement final. Puis j'en ai pris une autre, et encore une... et ainsi de suite, j'ai sorti une dizaine de clichés de cette sortie.
Mais pour comprendre d'où me vient cette passion, il faut commencer par le début et remonter un peu   plus   loin,   à   savoir   que   je   suis   mariée   à   un   photographe   passionné   qui   pratique   depuis longtemps et que j'ai tout d'abord commencé la photo devant l'objectif en posant pour lui alors qu'il s'essayait tout juste à la photo de modèle (et depuis, je continue de poser régulièrement pour lui et d'autres photographes).
Nous   sommes   tous   deux   amateurs   et   on   a   beaucoup   tâtonné   mais   je   me   suis   prise   au  jeu, car j'aimais jouer devant l'objectif et j'aimais le résultat que les photos prises me renvoyaient de moi.
Pour ce qui est de l'autre côté, donc derrière l'objectif, je me suis toujours un peu intéressée aux clichés que mon homme sortait et je lui ai emprunté quelques fois son reflex. Avant cela, j'en faisais un peu avec un bridge et encore avant çà, j'avais un compact. De fil en aiguille, j'ai tout simplement fini par récupérer le premier reflex de mon mari, un Canon 400D dont j'en suis très contente. 

<A>: As tu des références qui t'ont marquée, influencée ?

<E>: Je ne fais pas de la photo depuis suffisamment longtemps pour avoir des « références » à proprement parler mais j'affectionne beaucoup tout ce qui est photos en noir et blanc. J'aime beaucoup tous ces contrastes entre blancs, nuances de gris, noirs... et j'adore les nus féminins en clair obscur, si je devais avoir une référence, çà serait ce genre de photographes...
Je ne pense pas avoir de style particulier, dans le sens où j'essaye d'immortaliser tout ce qui me parle, me fait vibrer et çà peut aller aussi bien de la photo de modèles aux paysages en passant par la macro... J'aime beaucoup les environnements sombres, les ambiances un peu « glauques », les effets « dark », comme les maisons en ruines, les endroits abandonnés, etc... Je n'aime pas me cantonner à un seul univers, çà ne me ressemble pas, j'aime shooter tout ce qui passe à portée de mon objectif...

<A>: Parmi tes photos il y a des modèles et des autoportraits, un attrait pour la photo érotico-soft aussi, tu écris des textes érotiques, on croit comprendre que tu es une femme pleine de vie et d'envies, comment vis tu ce rapport à l'image de ton corps? (question compliquée, lol)

<E>: Pleine de vie, d'envies et de vices, lol. Disons que je suis juste quelqu'un qui aime la vie et qui apprécie les bonnes choses qu'elle a à nous offrir... J'ai toujours aimé écrire. L'écriture est pour moi un exutoire, çà m'a toujours beaucoup aidé, j'écris pour coucher mes maux sur le papier et ainsi j'ai la sensation d'aller un peu mieux lorsque j'ai un coup de mou, comme si mettre des mots sur mes maux me libère de ce poids. Et récemment, j'ai eu envie d'écrire des histoires érotiques, c'est vrai.
.

Je suis simplement une femme délurée et qui s'assume et donc je me fais plaisir que ce soit en écrivant ou en faisant de la photo de nu soft, mais pas que. Là encore, je ne me cantonne pas qu'à  un seul style, je fais  aussi de la lingerie, de la mode, du portrait classique... J'aime tous les styles en fait, je n'aime pas coller à une étiquette. J'aime me diversifier. Je m'éclate donc que ce soit en écrivant ou en me montrant telle que je suis et en essayant de dire aux autres « Vous aussi vous pouvez en faire autant, assumez-vous, aimez-vous, montrez-vous, éclatez-vous ! »
Pour en revenir sur le regard que l'on porte sur soi, au début, çà n'a pas été simple pour moi. J'ai comme   tout le monde à un jour ou à un autre été confrontée au regard des gens mais aussi et surtout à mon  propre   regard... L'image que mon miroir me renvoyait de moi était totalement déformée de ce que j'étais en réalité. J'ai mis longtemps avant de le comprendre. Et en photographiant des gens, j'ai envie de leur faire passer le même message. Je pense, et je n'invente rien en disant çà, que la photo est une bonne thérapie pour l'image de soi, pour se revaloriser. Pour enfin s'accepter tel que l'on est et non pas chercher à tout prix à  vouloir ressembler aux pseudos diktats de la « mode » et de la minceur. Trouver quelqu'un qui sait nous sublimer, mettre en valeur nos petits défauts et nos imperfections fera qu'on ne se focalisera plus dessus et verrons enfin notre vrai « nous ». Et on se trouvera beaux, qu'on soit grands, petits, maigres, avec des formes ou des kilos en trop, chauve, trop ci ou pas assez cela...

<A>: Qu'essayes-tu de capter ?

<E>: En   tant   que   photographe, c'est ce que j'essaie de faire transparaître dans mes photos. Ce que j'aime montrer, c'est la beauté du corps humain. Nous sommes tous beaux à notre manière. Chaque cicatrice, chaque ride, chaque vergeture est là pour dire aux gens : « Eh, voilà par quoi je suis passé(e) pour être ce que je suis aujourd'hui. Tout ce que vous voyez fait partie de mon histoire ».


Quand aux autoportraits, çà n'a aucun rapport avec le narcissisme. On pourrait le croire, mais non et je ne suis certes pas pudique, mais je ne m'aime pas au point de prendre et publier 15 selfies par jour... de plus, je ne fais pas çà pour m'exhiber. En fait, la photo de nu est très compliquée à réaliser et on peut très vite tomber dans le vulgaire, ce que je déteste. J'aime le naturel, l'art de suggérer. Dévoiler sans tout montrer. Laisser l'imagination faire le reste. Donc à défaut de trouver des modèles volontaires, je m'entraîne d'abord sur   moi-même...


<A>: A Saint-Étienne   vit une  mère  de  famille  sportive,  vendeuse  de  chaussures, dont  personne  ne  se   doute qu'elle pose lascivement...as tu l'impression de mener une double vie ? 
comment les choses s'articulent ?

<E>: Par la force des choses, je ne travaille plus actuellement et je me trouve dans la plaine du Forez, un
petit peu plus au Nord de St Étienne, dans une ville où on passe un peu pour une extra terrestre lorsqu'on se promène dans la rue avec un reflex.  Le regard des gens m'amuse la plupart du temps, car ils sont plus curieux que moqueurs. Je suis dans la vie de tous les jours celle que je suis au travail, à la maison ou encore dans la photo, je n'ai pas l'impression d'avoir des vies multiples. Plusieurs casquettes oui, assurément, mais pas de double ou triple vie. Je suis une femme, une Maman, une épouse, une femme active en recherche de
travail, une modèle et une photographe... mais je n'ai qu'une seule vie, bien remplie, pour ma plus grande joie. Mais parfois, il est vrai que j'aimerais avoir plus de 24h dans une journée pour pouvoir tout faire. Mais j'essaye juste de tout concilier au mieux et d'avoir du temps pour tout...

<A>: On a l'habitude de lire tes post "coup de gueule" de femme courageuse et sensible, prête à riposter en cas d'attaque, un positionnement fort et assumé, est ce une manière de se protéger des "loups" du web ? certains voudraient te voir sourire, penses tu que c'est un combat que de se faire accepter telle qu'on est ?

<E>: Je ne cherche à me protéger de personne en particulier et je pense que ce n'est pas ainsi qu'on se protégera de qui que ce soit. La chose qui m'horripile, c'est les gens qui croient tout savoir sur les autres et qui se permettent de juger alors qu'ils ne connaissent rien de la vie des autres. J'ai du caractère. Je suis franche, honnête et déteste les conflits, mais quand il le faut, je n'hésite pas à recadrer si nécessaire. La vie est ce qu'elle est, belle mais dure parfois. Donc j'ai appris à ne pas me laisser faire.
Quand on me dit que mes photos seraient mieux avec un sourire, je ne suis pas d'accord. Pour eux, peut être, sûrement même. Mais quand on me connaît, on sait que sans, c'est ce qui me caractérise. Je ne souris pas, mais je pense qu'on peut exprimer tellement de choses sans sourire, mais juste avec une attitude, une pose, un regard, un geste...
Pour moi, un sourire qui n'est pas provoqué naturellement ou qui n'est pas spontané n'apporte rien donc   autant   ne   pas   sourire.   Je   suis   un   peu   un   garçon   manqué   dans   un   corps   féminin.   Je   fais beaucoup de sport, j'ai des attitudes masculines et des goûts de mecs dans beaucoup de domaines. Je suis loin du stéréotype de la fifille girly qui craint pour ses ongles :) Par contre, je prends toujours soin de mon apparence, je trouve çà très important. Je le fais pour moi avant   tout.   J'aime   m'habiller   bien,   correct   mais   un   peu   sexy   sage,   porter   des   talons   même   pour emmener mes enfants à l'école... Mais je n'aime pas sourire pour des photos. :)

<A>: Et pour finir, As tu des projets actuellement concernant la photo ? Que pourrait-on te souhaiter pour 2016 ?

<E>: Des projets, oui, bien sûr que j'en ai, j'aimerais me lancer dans la photo de nu artistique féminin bien qu'on en voit déjà plein. Je vais également commencer une série sur la beauté de la vieillesse, en montrant que même en vieillissant, le corps humain reste agréable à voir. Plus d'autres choses à venir. On   me   pousse   à   devenir   auto   entrepreneuse.   Qui   sait   si   je   ne   vais   pas   me   lancer  ? Et surtout et avant tout, j'aimerais un boulot.

Merci Emma d'avoir répondu de manière si détaillée à mes questions.
Pour ceux qui souhaitent voir son travail, c'est par ici ->

vendredi 22 janvier 2016

mercredi 13 janvier 2016

Interview de Chapodepay : photographe et cataphile


 "Chapodepay"

Le photographe des catacombes.

 


Des photographes et des artistes qui aiment évoluer dans un univers mystérieux, il y en a d'autres aussi mais celui-ci c'est mon chouchou. Sûrement parce que je le connais et que j'ai eu l'occasion de passer de bons moments avec lui dans les souterrains de la capitale. C'est un passionné, il connait le terrain comme sa poche et se baladerait les yeux fermés dans les dédales obscures. Au fil des descentes et séances photo passées ensemble, j'ai découvert un véritable artiste avec une sensibilité visuelle accrue, une concentration sans faille et une méthode digne des professionnels.

Son travail consiste à construire une image dans laquelle la modèle et le décor trouvent une harmonie esthétique. Le résultat, je vous laisse vous faire votre idée en vous proposant d'aller voir l'ensemble de son travail ici :




Voici l'interview que j'ai mené pour vous le présenter en quelques questions


Quelle passion a commencé en premier, les catacombes ou la photographie?

J'ai commencé à descendre dans les catacombes il y a  sept ans, j'ai commencé la photographie il y a trois ans.

 
Tu as une formation en électricité qui te permet de connaitre ton matériel pour l’éclairage, tu peux nous en dire plus?

J'ai effectivement eu dans mon programme scolaire de l’électricité mais c'est un domaine que je connaissais depuis tout petit.


Pour trouver des modèles qui posent nues, comment ça se passe? 
Pour trouver les modèles, au départ c’était l'envie d'une copine qu'on a réalisé, puis une autre assez rapidement, jusqu’à maintenant ce sont les modèles qui se proposent, j'ai toujours de nouvelles modèles pour les prochaines séances à organiser.


Tu ne travailles qu'avec des modèles féminins, il y a t'il une raison?
La raison de vouloir travailler l'image qu'avec des corps féminins est que j'ai une sensibilité uniquement envers les corps de femmes, je ne trouve pas le corps masculin joli, attirant. Il me faut, pour vouloir faire une photo, quelque chose de joli.

Te considères tu plutôt comme un photographe de nus artistiques ou plutôt érotiques?
 100% artistique, même si le coté sexy du corps est toujours là, ce n'est pas le désir que je veux susciter mais la beauté, frontière qu'il est facile d’être tenté de franchir.


Et les catacombes, tu descends souvent? tu promènes des visiteurs si on te demande?


Je descends minimum une fois par semaine avec l'impression de vivre un truc de plus en plus marqué, de connaitre plus de gens, souvent très sympas et intéressants.
On me demande très souvent des visites, je refuse la plupart du temps et faut ramener une fille Vierge qui n'a pas peur du sang tout ça... lol





 Photographe de nu, c'est utile pour pécho?

Photographe, non c'est pas utile au contraire, faut une complicité certes mais aussi une certaine distance et une fois installée, dur de sortir de ce cadre photo assexué.

Mais pourtant, des rapports sexuels dans les catas, ça t'est déjà arrivé? 
Oui c'est déjà arrivé plusieurs fois.

Des actualités, bientôt une expo? un album?
Oui normalement une mini expo vers juin

Merci Chapo d'avoir répondu à mes questions 

Pour finir je vous met les liens vers mes premiers shootings avec Chapo dans les catas :

dimanche 3 janvier 2016



« Girl-Power » qu'es tu devenu?


Petit rappel historique concernant les droit des femmes pendant les trente glorieuses:

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.
1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »
1960 Mouvement Français pour le Planning Familial
1965 :  Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.
1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception
1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle
1972 : - Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».
        
- L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues
1974 : Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine
1975 : - Loi Veil pou l’Interruption Volontaire de Grossesse - IVG
1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics.

La première vague de féminisme : Un lointain souvenir de cours d'éducation civique.

Pourquoi ce rappel? se souvenir qu' il n'y a pas si longtemps, des femmes se sont battues hier pour que d'autres soient libres aujourd'hui. Les principales avancées sociales se sont faites il y a déjà une quarantaine d'années et elles sont désormais acquises par les nouvelles générations qui ont grandi avec cet héritage sans véritable prise de conscience du combat qu'il aura fallu mener pour obtenir ces droits.

Introduction :  

Pour parler du girl power, il faut savoir ce qu'on entend par là donc j'ai cherché la définition de wikipédia en anglais dont je vous ai traduit un extrait à la fin de l'article *. En cherchant sur le net, je vois que ce sujet fut et reste l'objet de nombreuses études universitaires pour exemple : Le Girl Power en question dans Xena Warrior Princess et Charmed : enjeux sociaux et commerciaux dans des politiques de genre par Anne Fede
En 2015 le terme "girl power" fut employé pour parler de trois femmes qui ont abattus dix homme de DAECH article presse ou bien une femme championne de boxe article presse. Alors de quoi parle t'on? quelques definitions:

Def english wiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Girl_power

Sur la définition de wikipédia en français voici ce que l'on trouve : 

Siouxie Sioux
À ses origines, le phénomène "girl power" est associé au  riot grrrl (mouvement musical, à la croisée du punk rock alternatif aux idées féministes émergeant au début des années 90 dans l'État de Washington. Ces groupes dénoncent souvent les problèmes liés notamment au viol, aux violences domestiques, le racisme, la sexualité et la montée en puissance des femmes. Fin 70 milieu 80 il existait déjà de nombreuses musiciennes punk rock qui influenceront par la suite le mouvement grrrl telles que Siouxsie Sioux , Poly Styrene, The Slits, Au Pairs, The Raincoats, Patti Smith.
La culture riot grrrl est souvent associée à la troisième vague de féminisme qui, en parallèle, s'accroît rapidement dans les années 90. Le mouvement riot grrrl permet aux femmes de créer leur propre musique et hurler la difficulté qu'elles rencontrent à se faire accepter dans la communauté punk rock et dans la société. 
Elles utilisent la musique et les magazines afin de partager leur point de vue sur la patriarchie, les problèmes multiples des femmes. Malgré elles, les riot grrrls se retrouvent accusées, en 1992, d'encourager la violence féminine par des magazines comme Seventeen et Newsweek )







Le girl power est un mouvement et phénomène culturel inspiré du féminisme, porté par les idoles de la musique pop (Madonna, Britney Spears, Christina Aguilera, etc.) et RnB (TLC, Destiny's Child, etc.) lancé par le groupe britannique Spice Girls en 1996 qui en font leur hymne, elles vont prôner le Girl Power en précisant qu'il ne s'agit pas de rabaisser la gent masculine mais de favoriser l'égalité des sexes et des droits. La philosophie du Girl Power par les Spice Girls comprend également l'ouverture d'esprit, la tolérance, et le respect.




 









Cette philosophie est ensuite récupérée au sein du marché de la mode. Le « girl power » n'est pas un phénomène décrit comme un mouvement recherchant l'égalité, mais comme le portrait d'une avancée croissante des femmes dans la société occidentale, due aux efforts menés pour l'égalité des sexes. D'autres le voient comme une simple résultante de l'égocentrisme occidental, mais également d'un retour caché de la femme soumise par le but premier de ces clips, qui sont en premier lieu la recherche de la satisfaction visuelle de l'homme.
Dans le contexte de la mode, le « girl power » cible entre autres les préados, les ados et les « adultescents » ; les accessoires de cette mode sont notamment : bijou ou piercing au nombril, blue-jeans « taille basse », string, mini-jupe et tout genre de vêtement dévoilant davantage le corps.


* Voici la définition traduite du Owford Dictionary qui l’intègre en 2001 
 Le pouvoir ou puissance exercé par les filles. Une attitude indépendante parmi filles et jeunes femmes manifestées dans l' ambition, l'assurance et l'individualisme.
Dr Debbie Ging, président de la BA en études en communications à l'Université de Dublin, a critiqué les idéaux du "Girl Power", disant qu'il est lié à la sexualisation des jeunes enfants, les filles en particulier. Amy McClure d'Etat de Caroline du Nord Université met en garde contre le fait de placer trop d'espoir sur le girl power comme un concept d'autonomisation. Elle dit, "une idéologie fondée sur le consumérisme ne poura jamais être un mouvement social révolutionnaire. Le fait qu'il semble être un mouvement révolutionnaire est un mensonge dangereux que non seulement les commerçants nous vendent, mais que nous avons souvent joyeusement vendu à nous-mêmes. "
Les médias peuvent parfois présenter une définition étroite de ce que signifie être une fille aujourd'hui . Un exemple courant étant jouets populaires tels Barbie Mattel. La récente «Je peux être" Barbie incarne ce concept de "girl power": que les petites filles peuvent être tout ce qu'elles veulent quand elles grandissent. Sans doute, l'image de Barbie peut aussi présenter des options rétrécies avec laquelle les filles peuvent identifier. http://www.barbie.com/fr-fr/explore/careers

Dans la société d'aujourd'hui "girl power" est soutenu et pratiqué principalement par des femmes. Les femmes dépendent d'autres femmes remarquables de parler pour eux sur le mouvement de girl power. La musique joue un rôle majeur dans la vie des peuples aujourd'hui et il est utilisé comme une plate-forme par les  hommes comme par les femmes pour diffuser des messages positifs.



 « Girl-Power » qu'es tu devenu?

Pour moi, le "Girl-Power" cela signifiait : une revendication au droit d'être désirable et respectée, une attitude un peu frimeuse qui vise à narguer les mecs avec notre popotin pour montrer que rien qu'avec nos charmes on arriverait malgré tout à les tenir par le bout du rêve. Pour moi cela disait deux choses : la première parlait de puissance et l'autre de respect. « je sais que tu le veux et tu sais que je l'ai (...) la seule chose que je demande c'est un peu de respect » disait déjà Aretha Franlin en 1967; Aujourd'hui on revendique quoi hormis de droit d'être exagérément bonne à outrance? La puissance de faire bander en somme, comme une image subliminale et hypnotisante...alors c'est super car on est enfin libre d'être vos objets, nos grand mères seraient fières de nous! Non? Allez Mamie viens avec nous, on va twerker !!!


Pussicat Dolls "don't cha" 2005. A l'origine du girls-band, une troupe burlesque dont les chorégraphies sont inspirées de Bob Fosse (Cabaret, Chicago) Menée par Nicole Scherzinger (d'origine philippine et russe) qui a finalement peu à peu ranger sa panoplie de bas résille pour dévoiler son coté femme sérieuse et mariée qu'elle sait être aussi

Milley Cirus " Wreking ball" 2013.
Elle créa le buzz autour de son revirement de personnage, elle quitte son rôle sage de Hanna Montana pour devenir elle même revendique t'elle (un peu comme son ainée Britney, passant de vierge amoureuse à "slave 4 U" souvenez-vous)
Bob Sinclar "Fire ball" 
Clip hilarant où l'on caricature la transformation de l'image de la femme faite par l'industrie du disque notamment mais aussi par nous même lorsque nous essayons de correspondre à un idéal masculin .

Global Deejays "What a feeling" reprise du fameux morceau d'Irene Carra dans la bande originale du film "Flashdance" dans lequel une jeune femme métallurgiste dansait dans des peep show pour arrondir ses fins de mois tout en rêvant d’intégrer une prestigieuse école de danse. La scène finale se passe comme ici devant un jury coincé qu'elle arrive à bluffer par son énergie et ses pas originaux... héritage donc, aujourd'hui nos armes de persuasions semblent être devenues principalement  le secouage de cheveux et l’échancrure (très important pour voir si la technique du grand éccart est correcte of course)







Celles qui en ont: