samedi 30 avril 2016

Redlight District.







Scéance de Body-Painting

Photographe : Patrick C
 Patrick Cauwel Photographie

 Modèle : Anouchka








Interview de Nathalie Giraud, la fondatrice de "Piment-Rose"





J'ai rencontré Nathalie Giraud lors des « Apéros-Libertins » organisés par Monsieur Chapeau dans un bar de la capitale. Elle m'a abordée juste avant que je ne me sauve, et là je découvre en face de moi la fondatrice de « Piment Rose » , le site pour décomplexer la sexualité sur lequel j'ai effectué tant d'achats et sur lequel j'ai trouvé des inspirations visuelles stimulant mon désir au point que je me masturbe sur des images du site. (https://www.pimentrose.biz/sextoys )

Son parcours est hors du commun. Alors que personne ne parlait de masturbation, Nathalie fut l'une des premières à écrire des articles osant aborder la sexualité féminine, le plaisir. "La masturbation féminine c'est bon tout court"  Elle fut la première femme sexo-therapeute en France à avoir une boutique d’accessoires et un blog, ouvrant la voie à une certaine forme de reconnaissance de soi, celle de s'autoriser à vivre avec tout son corps et pouvoir jouir des sensations qu'il nous procure.

Interview : 

 

  • Vous êtes une pionnière en matière de communication autour de la sexualité et avez aidé à rendre plus accessible la jouissance féminine. Est-ce que cela correspond, d'une certaine manière, à défendre la démocratisation du plaisir? Est-ce une forme de revendication au droit du plaisir sexuel de la femme en particulier que vous défendez?

- Oui effectivement. Si l'on considère que notre corps est notre alphabet, aller à la rencontre de son corps c'est utiliser tout son alphabet. La masturbation est une porte puissante pour écouter son ressenti et laisser le mental de coté. Lâcher prise c'est rendre son corps vivant, faire la paix avec sa part critique, s'autoriser à se prendre en main puisque c'est de cela dont il est question. Par ailleurs, les femmes mais aussi beaucoup d'hommes sont en attente d'informations sur le plaisir féminin. Militante je le suis aussi dans mon choix de garder les dvd porno beaux féministes d'Erika Lust alors que paypal me demandais de les retirer de la vente, j'ai pris le choix de retirer paypal pour garder ses dvd.



  • Sur le site "Piment Rose" vous parlez d'épanouissement de couple, de vie amoureuse et affective. Cette dimension est t'elle importante selon vous pour aborder la sexualité?

 - Elle l'a été pour moi oui. Donner du sens à mon plaisir, me réconcilier avec l' « Eros », passait par une complémentarité, un équilibre dans la relation de couple, une forme de respect ou d'admiration partagée pour arriver à faire confiance et se laisser aller.




- Après six ans d'activité sur le site « Piment Rose », j'ai commencé une formation de thérapeute. J'ai validé mon diplôme de sexo-thérapie auprès d'Alain Eril, sa formation orientée sur l'aspect psychologique amène également des notions pluridisciplinaires comme le Tantra notamment. Cela m'a permis de me qualifier, d'avoir des outils cliniques me faisant passer alors d'une place de coach prodiguant des conseils à une démarche de soin, dans le sens de prendre soin. J'ai continué avec le système de psychothérapie IFS (internal family system) Cela me permet un accompagnement encore plus fin pour les couples en consultation.


  • De plus, vous êtes bilingue, votre formation en marketing en Angleterre vous a t'elle marquée? Cela vous a-t-il aidé lors de la création du site "Piment Rose"?

- J'ai vécu quinze ans outre-atlantique donc oui ma formation en marketing me permet d'avoir un point du vue très pragmatique sur les choses. Cette pluridisciplinarité n'est pas toujours bien vue en France mais elle m'a permis de faire le lien et je revendique cette liberté, de relier le site Piment Rose à la thérapie.

En conclusion quelle est votre vision du couple?

Le couple est un creuset de renouvellement continuel ,de remise en question par une communication ouverte. C'est pour moi une vision d'avenir que d'avoir une sexualité intégrante et pluridisciplinaire!


Vous êtes la première en France a avoir lancer le sujet de la sexualité lors des conférences Ted X ?

Je suis fière en effet d'avoir participé au premier lancement de TedXVaugirardRoad à Paris en abordant le sujet de la sexualité et de la relation amoureuse lors de la conférence "Nous ne sommes jamais uniquement deux sous la couette"

 

dimanche 17 avril 2016

Petit extrait du journal de mes 16 ans.


L'été a commencé le 21 juin, c'était un lundi et ce jour là au lieu de retourner à l'internat de St Étienne, je suis restée chez moi comme me l'avait conseillé la directrice. C'était la semaine de révision avant le brevet et je couvais une belle crise de nerfs là bas. C'est vrai que je suis beaucoup plus tranquille chez moi à ne rien faire. J'ai révisé tout au plus trois heures maximum cette semaine là. J'étais beaucoup plus occupée à lire et dessiner. L'antenne de la télévision ne marchait pas très bien mais je pouvais encore me servir du magnétoscope pour voir « Un dernier Tango à Paris » ou « Proposition indécente » quand mes parents n'étaient pas là.

Jeudi 24 je devais aller voir Patrice en fin d'après midi et durant la journée j'avais dévoré le livre d'Hugo Solenza « Pascal et le sirènes » bien-sur sans que personne ne soit au courant. Cela m'avait mis plein de bonnes idées dans la tête. Arrivée chez Patrice où il y avait aussi Maxime, j'étais on ne peut plus excitée. Patrice, lui, avait la tête à autre chose et ne coopérait vraiment pas. Ce soir là, j'ai cru qu'il ne s'intéressait plus à moi. Vexée, je pensais même que c'était la fin et j'ai préféré partir. J'ai demander à Maxime de me raccompagner chez moi en scooter et après d'ultimes efforts pour ne pas être attirée par lui, j'ai fini par céder à la tentation.

Alors qu'il conduisait tranquillement, ma main glissait de plus en plus bas, imperceptiblement, tout doucement d'abord sur son ventre pendant que le paysage défilait. J'allais très lentement pour qu'il s'en aperçoive que petit à petit. Plus la route défilait et plus mes gestes étaient francs et précis.
A un moment, il s'est arrêté sur le bord du bois et m'a demandé ce qu'il se passait. J'étais dans un état inimaginable, je ne comprenais pas moi-même ce qu'il me prenait. Nous sommes allés un peu plus loin dans la foret, il faisait presque nuit, la terre était recouverte de feuilles mortes dans le coin où nous marchions et c'est parmi elles, les yeux rivés vers les hautes branches des chênes que j'ai fait l'amour avec lui.
collage photo "Barbie au Bois" 1999

Le lendemain soir vers 23h, le téléphone sonne. Je décroche, c'était lui. Il avait mis maladroitement Patrice au courant. Samedi Patrice m'appelle, l'air fâché, il me demande de venir chez lui pour lui fournir les explications qu'il voulait. Finalement il s'est avéré qu'il était jaloux et qu'il réfléchirait à savoir si oui ou non il m'aimait encore. Il est parti au mariage de sa tante en début d'après-midi me laissant à nouveau seule avec Maxime qui disait commencer à m'aimer lui aussi. Nous avons passé une bonne partie de l'après midi à parler de tout et de rien à se raconter nos vies...mais une fois chez lui, est arrivé le moment où l'on ne trouve plus rien à se dire, plus rien à faire et où chaque geste qu'il faisait me déstabilisait. J'ai luté tant que j'ai pu, j'aurais voulu lui résister mais le désir fut plus fort que ma volonté.

Dimanche, j'avais rendez-vous avec Patrice chez lui à 11h. Tout le monde dormait encore et je suis venue le réveiller en lui chatouillant le menton, on aurait dit un ourson. Il m'a dit de monter dans son lit et il a dormi encore quelques instants la tête posée sur mes jambes, ma main dans la sienne. Puis il a ouvert un œil et m'a dit « viens me faire un câlin » alors nous nous sommes enlacés et nous sommes restés un long moment ainsi. C'était tellement doux, ses mains se sont mises à descendre le long de mon dos, j'ai senti mes vêtements disparaître,sa bouche a cherché la mienne et nous avons fait l'amour. A cet instant j'ai pensé que Max arriverait surement bientôt. Patrice était épuisé et dormait dans mes bras quand j'ai reconnu sa voix. Max était rentré dans la chambre sans se faire remarquer et nous a dit en plaisantant «  Quel bande de fainéant ces deux là! » j 'ai fais semblant de dormir. Patrice a ouvert un œil et m'a embrassé. J'ai fait semblant de me réveiller et d'être surprise par la présence de Maxime. De ce fait, je ressortais avec Patrice et Maxime n'a rien trouvé de mieux à faire que de boire.

Lundi et mardi je passait mon brevet à St- Étienne. J'étais certaine de l'avoir loupé, j'avais la tête ailleurs. Que faire avec Patrice et Maxime?J'avais l'impression de les aimer tout les deux.
Mercredi 30, j'ai passé ma dernière journée à l'internat. Après la randonnée et le barbecue, séance de pleur et d'adieux avec les copines avant de passer la nuit chez la directrice.
Jeudi à 11h, 5minutes après que je sois rentrée de la gare de Lyon, Max m'appelle pour me voir dans l'après midi. On a beaucoup parlé de Patrice que je n'ai pu voir qu'en fin d'après midi.
N'ayant pas eu l'occasion de nous voir de tout le weekend , lundi je m'était assise sur les bords de Marne avec un livre en attendant qu'il rentre. C'est le seul jour de la semaine où j'ai pu le voir.
Mercredi matin j'ai appris que j'avais réussi mon brevet et le jeudi que j'étais admise dans l'école d'arts appliqués que je souhaitait intégrer mais je n'ai pas réussi à contacter Patrice pour partager avec lui la bonne nouvelle.

Vendredi j'avais dans l'idée de le prendre par surprise comme lundi. Je passe un coup de fil à Badr avant histoire de savoir s'il avait des nouvelles mais lui non-plus ne l'a pas vu depuis des lustres. Il me propose de passer chez lui pour qu'on y aille ensemble. Arrivée sur place, il me fait patienter le temps de son cour d'anglais chez son voisin. Enfin il téléphone chez Patrice et comprend très vite que celui-ci est occupé à revendre on sait quoi qui se roule avec des feuilles OCB. Badr m'a alors proposé de rester manger chez lui puis d'aller avec lui chez le voisin regarder un film. Le retour en RER à une heure si tardive serait risqué, il était plus prudent d'accepter son invitation à dormir chez lui. Dans son lit. Bien entendu, nous n'avons pas fait que dormir. Cela faisait longtemps que je savait qu'il se passerait quelque chose entre nous. Très expérimenté et endurant, son arme infaillible reste sans aucun doute sa langue...

différents carnets au fil du temps

mercredi 13 avril 2016

Test des boules de geishas




J'ai entendu dire quelque part dans un magazine féminin, si ce n'est pas plusieurs, que les boules de geishas servaient entre autre, conjointement à la stimulation, à tonifier les muscles du vagin et du périnée permettant ainsi décupler le plaisir et d'avoir des orgasmes plus intenses. Ayant moi même fait deux fois la rééducation de mon périnée après mes grossesses, je sais que ce genre d'exercices est plutôt agréable à réaliser et que les résultats sur la qualité des sensations internes sont vite mesurables.


J'ai toujours rêvé de savoir quelles sensations peuvent procurer des boules de geisha. Adam de « nouveaux plaisirs » à exaucer mon vœux en me confiant la délicate mission de tester les Luna-Beads de Lelo et donner mon avis. C'est lors d'un diner entre libertins organisé dans un bar parisien par monsieur chapeau, que je rencontre Adam. Il me confia comme convenu les modèles dont il m'avait parlé et me montre de quoi il s'agit. Je découvre mes nouveaux jouets comme si c'était le soir de Noël, ils sont sérieux chez nouveaux plaisirs quand ils parlent de qualité des produits. Complètement émoustillée, je quitte les convives avec mon petit sac plein de trouvailles vers la maison où il me tarde déjà de pouvoir les sortir de leur emballage pour les examiner sous toutes les coutures. J'imagine la stimulation agréable des boules à l'intérieur.




Dans un petit emballage noir, mat, sobre et raffiné, Lelo nous présente dans une boite cartonnée, ses boules de geisha dans un écrin velouté d'un noir profond. À droite, se trouve rangé dans un compartiment le manuel d'instruction, la carte du fabriquant, un petit sac en satin (pratique pour ranger ou transporter les luna beads ailleurs que dans la boite rigide, certes déjà peu encombrante) et un sachet de lubrifiant de la marque Lelo sans glycérine ni paraben, sans goût particulier très agréable d'utilisation.


L'objet en lui même est assez petit, il se décompose en trois parties constituées d'un double anneau en caoutchouc qui permet de sortir les boules pour facilité le nettoyage (d'ailleurs je recommande vivement de le démonter pour le nettoyer pour éviter les dépôts) et de deux boules lestées comme des boules de relaxation asiatiques de deux centimètres de diamètre, l'une d'elle est munie d'une boucle de cordon en nylon de cinq centimètres.

Rien ne semble avoir été laissé au hasard. La finition soignée participe à l'impression d'avoir entre les mains un objet de très bonne qualité.



 A peine arrivée à la maison, je m'empresse de montrer mes nouveaux gadgets à mon conjoint qui, très curieux viens tout de suite voir que quoi il s'agit. J'ai très envie d'essayer tout de suite, je m'installe prés de lui et le laisse manipuler les luna beads. Le lubrifiant glisse de ses doigts à ma peau et s'immisce dans mon intimité, se mélange à ma cyprine pour me permettre de sentir les luna beads glisser sans adhérence. Le poids aidant, il est aisé de faire glisser les boules l'une après l'autre sur le clitoris jusqu'à l'entrée de la vulve. La rondeur de l'objet et sa petite taille lui permettent de glisser à l'intérieur avec une volupté adorable, la première boule entre en moi et je me referme derrière elle sur la tige qui les relie en elles. Le souffle court je constate que l'écart entre les deux boules est parfait pour pouvoir sentir le relief de la seconde sur mon clitoris et prés de mon anus. En tirant un peu sur le cordon, je teste mes réflexes : mon corps se referme comme pour garder la boule à l'intérieur et très vite la sensation de la sentir glisser me donne irrémédiablement envie de sentir la deuxième entrer à son tour, j'ai envie d'être remplie plus loin. La main de mon partenaire aide en poussant légèrement et voilà la deuxième boule aspirée qui s'éloigne de l'entrée pour se placer plus en profondeur. Je bouge un peu mon bassin pour sentir la rondeur de l'objet glisser sur ma chair palpitante. Les luna beads sont noyées dans les secrétions et se rapprochent parfois de l'entrée car mon conjoint tire sur la ficelle pour voir mon corps fonctionner, mes muscles s'activent et luttent contre la pression, c'est très agréable. Un moment de complicité ou l'un joue les explorateurs scientifiques et l'autre le cobaye.

BijouX


 Parce que parfois mes mains s'ennuient, elles ont besoin de palper de la matière, de modeler, pétrir et mettre en "stand by" tout le reste. De ces instants il en sort parfois des choses étranges, des créations qui reflètent des formes agréables à toucher, des bijoux relaxants pour les doigts...pour peu qu'on ose les porter et encore plus les tripoter...hihihi

Sautoir chaine acier inoxydable, fermoir verrou, pendentif en pâte polymère modelée par mes petites mains

Pendentif et sautoir

Porte clef torsade (inspiré d'un croquis de sextoy perso)



Pendentif en pâte polymère monté sur chaine en acier et perles.


samedi 9 avril 2016

Shibari story


 Ce n'est peu être pas un hasard si au fil de mes séances photos avec différents photographes, il est une thématique récurrente qui est celle des cordes. Que ce soit avec Patrice, Aurore et Patrick, ou même Alain, des que l'occasion de jouer à s'attacher se présente, j'aime à jouer les cobayes. Un jour j'ai rencontré un spécialiste, il apprenait encore mais avait un grand savoir faire. Il est venu chez nous, nous transmettre un peu de son savoir le temps d'une séance d'initiation au "Shibari", cet art ancestral japonais qui servait jadis à torturer les prisonniers. De cette tradition, qui c'est transmise dans une dimension érotique plus que guerrière, il n'en reste pas moins une certaine tension psychique dans cette pratique que j'aurais envie de relier au SM.
C'est sans doute cela, dans le coté transgressif et ludique où j'aime évoluer, dans la connotation de me livrée prisonnière mais pour récrire l'histoire cette fois ci se sera par choix et au nom du plaisir.

Aurore's pictures
photographe : Patrice Rosset



Photographe: Patrice Rosset
Photographe Alain Massa
Photographe Alain massa
Photographe Alain Massa