jeudi 29 septembre 2016

Déssins "à main levée"

idée de graphisme pour papier peint de club libertin ou particulier (contactez moi pour la déco), à voir texturé en relief, ou avec des couleurs acidulées à la Murakami?

Romantic-salope : la justicière du sexe (une BD humoristique qui reste à créer en collaboration avec vous peut-être?)

encre sur toile, dessin inspiré de La Vague d'Hokusai et d'une photo  prise dans les catacombes par Chapodepay. Cette série de dessins en triptyque évoque le voyage intérieur, les tumultes de l’imagination quand le désir s'emballe et prend toute la place que l'esprit lui laisse prendre.





Anouchka by Olivier Parent








Photographe Olivier Parent
pour voir l'ensemble de son travail, c'est ici :  http://www.okbstudio.com/site/
Modèle Anouchka Farland

jeudi 22 septembre 2016

Le résultat du concours


Il était une fois, des filles qui écrivent ou qui posent ou qui ne font rien de spécial d'ailleurs (ça nous arrive parfois), qui reçoivent plein de messages dont certains sont des images de bites. Certaines vont les imprimer pour en faire un mur de bites (dont celui de Maryssa Rachel : Auteure Photographe, Journaliste), The Wall of Shame pour certains, of Glory pour d'autres. Je me suis longuement questionnée et j'ai réalisé que ce sujet me tenait à cœur car je suis moi même un peu ambivalente dans mes réactions :

N'est il pas vrai que je parle ouvertement de sexe et que j'ai dit à maintes occasions aimer cela, aimer les hommes, leur érection dans ma bouche  etc...c'est vrai, je ne pourrais le nier.

N'est il pas vrai que je me suis vue émoustillée, rêveuse, emballée à la vue d'une photo de sexe d'homme? c'est arrivé c'est vrai

à partir de cela, les hommes qui sont au courant, m'apportent comme un bouquet devant ma porte, leur bite dans mon ordi. C'est tendre après tout, c'est explicite et très flatteur...
Selon la photo qu'on a posté, l'effet du texte qu'on a écrit, on va avoir le retour en image de l'effet produit pour dit "merci de m'avoir fait jouir" par exemple, logique.
Sauf que le revers de la médaille c'est que ça fait un paquet de bites, des fois au réveil quand on a l'estomac en vrac, ou quand on veux voir le monde sur facebook sans avoir le feu au cul, quand on a déjà plein d'autres messages non lus, quand les messages non lus c'était des propositions salaces personnelles et dérangeantes parfois...
Et bien, des fois, c'est la bite de trop, celle pour qui on aura pas d'attention à donné, celle qui sera pas la bienvenue car venue au mauvais moment...C'est à ceux là que j'ai proposé mon concours en fait.

Lancé cet été, c'est avec surprise que j'ai vu déserter tout ceux qui ont pourtant l'habitude quotidienne de me complimenter avec preuve à l'appuie. D'autres ont accepter avec le sourire et sont aller jusqu'au bout, à ceux là je tiens à récompenser l'audace.

Le résultat des commentaires recueillis parmi les membres du jury qui ne sont pas moins que des  "spécialistes" en la matière puisqu'il s'agit de femmes qui aiment les bites (qu'elles choisissent), des hommes qui aiment le sexe qui en parle médiatiquement :


Maryssa Rachel : Photographe, écrivaine et journaliste chez Paris Derrière, c'est à Maryssa que l'on doit le fameux "mur de bites", œuvre qu'elle créa à partir des nombreux courriers de ses lecteurs.


Laura Hurt : Spécialiste universitaire de l’œuvre de Sade, elle a mis en scène une pièce de théâtre sur ce thème et participe à des événements artistiques, elle est notamment l'organisatrice du festival Tesla à Nice, un festival d'art alternatif se rattachant au courant dadaïste.

 

Impression générale : Il difficile de rendre artistique une "bite", certains ont essayé, mais il n'est pas facile d'être Mappelthorpe. Le nu du corps esthétique et en particulier est une recherche extrêmement puissante et difficile à rendre. Le corps est toujours beau. Bravo Messieurs. N'oublions pas la parole du Marquis de Sade : tout plaît la nature...

Eve de candaulie: Auteur du livre "Mon mari est un homme formidable" et blogueuse de charme.


Stella Tanagra: Auteure du livre "Sex-Cité" et blogueuse de charme

 

Être jury de ce concours de bites ? Une évidence ! En tant qu’auteure de nouvelles érotiques, je passe un certain temps à décrire des verges en tous genres afin de donner du « palpable » à mes lecteurs. C’est toujours plaisant de se jouer du mâle et du sexe sur un ton humoristique et décalé, ce pourquoi je remercie l’initiative d’Anouchka. Bien que je ne recommande à aucun homme de draguer des femmes à coups de photos de leur queue, j’aime à penser que pour une fois, ce ne sont pas des corps féminins qui sont mis à l’honneur mais ceux des hommes. A quand un concours du plus beau torse ? cul ? pilosité ? …



Adam Privé: Auteur du livre"le traité d'Aneros" et du site "Nouveaux Plaisirs" dédié à la sexualité positive et ludique.

 

Ladouce Ingrid : Auteure et blogueuse.


Alain Massa : Photographe parisien et proche du milieu libertin.


Being Rebels : Journaliste.

 

  "J’ai choisi d'être membre du Jury car je suis une personne très “sexuel”. Je suis attiré par le corps féminin, mais je suis aussi capable d’être stimulé par un homme qui s'occupe d’une femme. J’ai donc voulu choisir des bites qui me feront durcir en les imaginant entre les main d’une femme."

 

 

Parmi les commentaires que j'ai adoré découvrir, certaines photos ont été plus attractives que d'autres et ont été plus inspirantes, plus commentées. C'est ainsi que j'ai déterminé le vainqueur du concours, en choisissant la photo qui avait le plus inspiré le jury.

 

 

Donc le vainqueur est.....

 

 

 

 

Bravo à lui !!! Félicitation

voici les différents commentaires du jury: 

 

le timide (qui ne semble pas vouloir sortir de peur de se faire dévorer)
un chouette clair obscur et un pénis en érection mais pas totalement décalotté, on distingue bien sur la photo le grain de la peau, et cette photo me plait car la chair est mise en valeur. Ce n'est pas juste un sexe conquérant et dressé mais il transparait la véritable nature de l'objet.J'aime la mise en valeur du sexe dans ce qu'il a de touchant: sa rondeur, sa texture.... On a envie d'y approcher la tête pour le sentir, le goûter. 
Loin des clichés de sexes en érection habituels cette photo souligne la tendresse que peut provoquer chez moi la vue d'un sexe masculin. C'est un parti pris qui me plait.
 
La seule photo a avoir eu trois commentaires, Félicitation à tous les participants tout de même .
Le vainqueur se verra remettre en main propre en kit de moulage en latex pour réaliser une empreinte pour faire un moule dans lequel couler du silicone, jusqu'à présent je le réalisais à la maison mais cela existe aussi sous forme de kit dans le commerce



Comme quoi...l'émotion n'a pas forcement à voir avec une érection vertigineuse, ça plait aussi, d'ailleurs je vous invite à relire les commentaires sous les photos dans l'article du concours.
Merci à tous pour vos messages, commentaires encouragements, je vous aime fort! 

 


mercredi 21 septembre 2016

L'exhibition masculine.




Des premiers souvenirs qui me reviennent sur ce sujet, il y a cet homme devant l’école primaire un jour où je passait seule en pleine journée, il c’était retourné braguette ouverte, couilles et bite dehors et avait couru dans ma direction pour passer prés de moi et continuer sa couse bite à l'air.

J'étais restée stupéfaite ne sachant pas être certaine de ce que je voyais, je ne clignais plus des yeux et marchais machinalement un peu plus lentement jusqu'à ce qu'il passe et que je m'assure qu'il tourne au coin de la rue, j'étais rentrée chez moi en me tournant pour vérifier qu'il ne revienne pas.

Ce n'était pas le seul joggeur "bite à l'air" du quartier mais je ne les connaissais pas encore. Au début des années collège, nous faisions du vélo mes amies et moi au bois, je les avais prévenu d'un exhibitionniste qui se promenait dans le secteur mais elles voulaient le voir par elles même, les petites curieuses...

La première fois que je l'ai aperçut, c’était un soir où j'allais avec mon vélo et un livre de Stephen King, me donner quelques frayeurs. Le jour déclinait doucement sur les clairières du bois, en ce début d'été l'air était doux et des hirondelles venaient froller le sol avant de repartir danser dans l'azur striée des lignes blanches des avions. Et ce jour là je n’eut pas besoin de me plonger dans un roman d'épouvante puisque comme souvent la vie réelle l'était tout autant. Il était assis sur une souche sur le chemin par lequel je passais, barbu avec des poils sortant de son marcel rouge, un short de sport bleu coupé entre les jambes pour pouvoir sortir son bazar plus aisément. Il agitait sa main devant son entrejambe, de loin je ne voyait rien, ne distinguait pas et comme il fallait bien que j'avance, j'ai regardé ce qu'il faisait en passant, il la tenu bien droite avec le bout rougi qui sortait de son poing serré...

Quand j'ai compris, j'ai accéléré, j'ai pensé "mais ce n'est pas possible, j'ai du rêver? Et de repasser une seconde fois pour vérifier. Cette fois ci c’était bien net, il se branlait. Je suis partie me mettre à l'autre bout de la clairière sur un banc depuis lequel je pouvait encore l'observer et supposait que lui aussi pouvait me voir. Sans savoir vraiment pourquoi j’ai eu envie de poser le pied sur le banc de manière à rester la jambe repliée, cuisse ouverte avec la main nonchalamment posée entre mes jambes. De loin il aurait pu penser que je dialoguais dans son langage? De peur qu'un passant ne me surprenne ou bien qu'il ne me cru capable de le faire, je cessais mon geste aussitôt et me dépêchais de rentrer.

Je ne pouvais évidemment pas tenir ma langue lorsque je retrouvais mes amies et elles ne voulaient pas me croire. Je leur ai dit "allez voir vous même, si vous ne me croyez pas" et nous y étions aller. Quatre copines sur leur vélo, passant comme des petites hirondelles devant le vieux monsieur pervers. On aimait se faire peur. Lui a du être content que je lui apporte de nouvelles spectatrices. Nous avions de l’adrénaline plein les poumons lorsque nous détalions comme des lapins de garenne après être passer tout prés du branleur...


Cet exhibitionnisme du "Coucou la voilà" à l'ancienne j'ai envie de dire n'a plus grand chose à voir avec le phénomène récent (apparut à partir des années minitel déjà) qui est l’exhibitionnisme 2.0. Ce qu'on observe c'est un public d'hommes qui aiment regarder les femmes s'exhiber, à la suite de quoi en réponse, pour donner envie de la même manière, utiliser la même stratégie visuelle que celle qu'ils ont apprécier de voir.

Avant la démocratisation du porno (changement d'accessibilité aux images) les bites étaient présentes en dessin sur les murs dans les toilettes ou les tables d'écoles, une manière de marquer son territoire? De dire "Fuck", provoquer, se frotter à l'interdit? Les punks montrent bien leurs culs pour communiquer un message de revendication d'une certaine liberté plus que pour l'exhib dont ils se contre-fichent royalement.


Je me suis longtemps questionnée sur les raisons, Pourquoi vouloir se montrer?
Le besoin d’être vu, d'exister dans le regard de l'autre...créer une interaction.

Dans les pratiques dites "libertines", les voyeurisme et l’exhibitionnisme sont les premières étapes qui jalonnent le parcourt d'exploration sensorielles. Sans même être libertins, il suffit de prendre le métro ou d'aller à la plage pour se retrouver malgré sois l'heureuse victime de l'exhib de certains.

Ne pas confondre l'exhib et le naturisme. Le second cherchant à oublier la pudeur et simplement à être à l'aise dans ses mouvements. Un mode de vie qui vise à s'assumer, s'accepter tel que l'on est. Une autre une manière de revendiquer une identité libérée des codes sociaux.
Dans l’exhibitionnisme, il y a une part de fantasme autour de l'effet visuel. Cherchant l'interaction par un jeu de regard, un dialogue non verbal. Comme une recherche, une volonté de provoquer une réaction positive ou négative mais au moins une prise de connaissance de l’existante de l'autre par la découverte de son sexe.  Les hommes comme les femmes peuvent avoir envie de vérifier qu'ils puissent plaire pour leur attributs sexuels.

Quand-est-il du fantasme masculin selon lequel les femmes seraient attirées par le physique? Un peu comme si l'homme se demandais si, comme chez lui, l'image a un effet. "Es tu semblable à moi? Fantasmes tu des même choses?"
Pour conclure on peux donc se demander : Qu’espère l'homme qui s'exhibe?
Créer le contact de manière visuelle, plaire, forcer l'admiration, exister et exciter (s’extérioriser).
Généralement comment est-il perçu par les femmes? Peur, dégoût, sentiment d'agression (du fait que l'organe est externe?) mais rarement bien reçue lorsque c'est "hors contexte". Le dialogue et l’échange sont des bases utiles pour créer une relation avec quelqu'un.
"Heu...Quoi de neuf Docteur?"
Anouchka Farland

à lire aussi : le concours de la plus belle bite de l'été

samedi 3 septembre 2016

Anouchka by Meepat : Dans la forêt.















Cette musique, dangereuse, envoutante, excitante 
Dont les rythmes exotiques aux couleurs bariolées 
M'ont entrainé au loin des lumières de la lune.

Les feuillages des fougères, les senteurs des écorces 
Désemparent mon âme, s'emparant de mon corps.
Le parfum de ta peau, la douceur de tes mains 
Me laisseront mourir de plaisir dans tes bras.

Dévorée par tes yeux, enflammés par l'envie,
Haletante à ton souffle, endiablé par ta voix,
La folie du désir s'est emparée de moi.

Poème extrait du journal intime de mes 14 ans.